Interpréter la couleur et ses valeurs

Les couleurs nous accompagnent dans notre quotidien. Elles nous accompagnent toute la journée, nous étonnent, nous déçoivent, nous « enjaillent », nous attristent. Elle nous procurent des émotions car ces dernières sont identifiables. Elles sont répertoriées, cataloguées, numérotées, classées pour nous aider à les comprendre.

Depuis tout petit, on nous apprend que le ciel est bleu, les feuilles sont vertes et que la paille est jaune. On nous apprend aussi le mélange des couleurs, exemple si on mélange du rouge avec du jaune, on obtient du orange. On fait de même avec le rouge et le bleu pour obtenir du violet.

Pour la couleur, tout est une question de mélange, de saturation, de luminosité… Mais ce qui nous aide c’est de connaître déjà les bases. Et cela commence par une bonne compréhension des couleurs primaires, du mélange des couleurs pour obtenir d’autres couleurs…

« Eh madame, comment on fait du blanc ? »

la synthèse addtive et la synthèse soustractive, sur le blog La Retouche photo

Les couleurs primaires

Avant toute chose, on commence par les couleurs primaires, appelées aussi couleurs « primitives ». On ne peut pas passer à côté, il n’existe que trois couleurs primaires ! Il y a le rouge, le bleu et le jaune. On appelle couleur primaire, une couleur qui ne peut être reproduite avec le mélange d’autres couleurs. A partir de ces trois couleurs primaires on peut obtenir toutes les couleurs grâce au mélange des couleurs. On appelle ce procédé, la synthèse des couleurs.

Avec les couleurs primaires, on parle de synthèse additive. C’est en fait un procédé qui consiste à mélanger les lumières de différentes sources colorées afin d’obtenir une lumière colorée. On utilise principalement trois lumières colorées, rouge, jaune et bleue . Et l’addition de ces trois lumières colorées permet d’obtenir une lumière blanche. Si, la lumière est absente, on obtient du noir.

Avec ces trois couleurs, on peut parler aussi de la synthèse soustractive. Ce procédé consiste à combiner l’absorption de ces couleurs primaires pour obtenir du noir. Le terme de soustraction s’obtient habituellement à l’inverse de la synthèse additive. On retrouve ce procédé en impression avec les couleurs cyan, magenta, jaune, noir (la couche CMJN) ( voir article la couche RVB).

 

Les écrans d’ordinateurs et de télévision utilisent aussi la synthèse additive. Ces écrans sont d’ailleurs calibrés afin de respecter les normes. Attention, les écrans se dé-calibrent avec le temps. Voilà pourquoi, dans le milieu professionnel, on utilise des sondes sur nos écrans afin de retrouver nos bonnes couleurs ! 😉

 

Les couleurs secondaires

Dans un deuxième temps, on voit les couleurs secondaires. Ces couleurs sont obtenues grâce aux mélanges des couleurs primaires entre elles. On appelle aussi ces couleurs obtenues, les couleurs « complémentaires » ou encore « composées ». Car elles se complètent entre elles ! 😉

Une couleur est appelée couleur secondaire quand celle-ci est obtenue par le mélange en proportion égale de deux couleurs primaires. On retrouve ces couleurs complémentaires sur les extrémités juxtaposées des couleurs primaires, visible sur le cercle chromatique (voir image, ci-dessous). Comme le orange qui résulte du mélange du jaune avec du rouge.

Sur le cercle chromatique, chaque couleur chaude possède une couleur froide comme couleur complémentaire. A l’inverse, une couleur froide a une couleur chaude comme complémentaire.

Les couleurs tertiaires

Une couleur tertiaire, aussi appelée couleur « intermédiaire », est une couleur obtenue avec le mélange en proportion inégale de deux couleurs secondaires. On retrouve ces couleurs tertiaires sur le pourtour du cercle chromatique.

Exemple, les couleurs tertiaires du violet sont le violet bleuté et le rouge violacé. Autre exemple, les complémentaires de l’orange sont le jaune orangé et le rouge orangé. On peut aussi parler de pigmentation. C’est simplement une question de dosage, la couleur tire simplement vert une autre en premier, avant de tirer vers l’autre. Car le mélange des deux couleurs n’est simplement pas égal.

Les couleurs primaires, secondaires, tertiaires sur le blog La Retouche photo.

Les couleurs répertoriées

A noter, que si on colle des couleurs complémentaires ou tertiaires, ces dernières paraissent plus saturées à l’œil. On aborde alors la notion de contraste simultané, c’est une caractéristique de la perception humaine des couleurs.

Dans nos logiciels de retouche photo, comme Photoshop ou Lightroom, on retrouve nos couleurs répertoriées avec des codes couleurs. Ces codes nous donnent des valeurs numériques. Ces valeurs donnent la valeur RVB ( rouge, vert, bleu), ou CMJN. On y retrouve le taux de chaque couleur sur le pixel sélectionné.

Dans nos logiciels de photo, le blanc est répertorié par la valeur 256, et le noir par le O. Entre les deux, on trouve des nuances de gris. On retrouve ces valeurs dans le nuancier mais aussi dans l’histogramme (voir article comprendre l’histogramme).

Exemple, pour obtenir un rouge pure il suffit d’aller dans le nuancier (le sélecteur de couleur) et d’entrer la valeur 255 dans le rouge et de mettre le bleu et le vert à 0. Pareil, si on veut obtenir un vert pur et un bleu pur. Pour le jaune cela fonctionne comme les couleurs basiques avec de la peinture. Il suffit de rajouter du vert et de mettre les valeurs 255 pour le vert et le rouge. Le violet fonctionne de la même manière avec le rouge et le bleu.

Comme dans la peinture on peut avoir des nuances des couleurs, il suffit de changer les valeurs entrées dans le sélecteur de couleur. Les couleurs d’une photo se gèrent également en postproduction grâce aux modificateurs et les calques de réglages. La luminosité et le contraste agissent également sur la teinte des couleurs.

Attention, les valeurs RVB ne sont pas les mêmes que les valeurs CMJN. Et oui forcément, ce sont deux couches couleurs différentes. On n’y retrouve pas exactement les mêmes couleurs. D’autre part, le rendu semble parfois terne sur le CMJN. A l’inverse, les couleurs apparaissent plus saturées sur le mode RVB.

 

Nuancier dans Photoshop, sur le blog La Retouche photo

 

La luminosité des couleurs

La couleur et la lumière sont étroitement liées, sans lumière il n’y aurait pas de couleur. La couleur correspond en fait à la lumière que reflète un objet. Une lumière intense rend les couleurs vivent avec du contraste alors qu’une lumière faible rend les couleurs ternes.

Les couleurs apparaissent différemment selon l’intensité de la lumière qui se mesure en kelvin. Le kelvin, symboliser par la lettre K, est l’unité SI de température thermodynamique. Pour faire simple, si l’intensité de la lumière est aux alentours de 3000° kelvin les couleurs sont plus rouge que la normale, si l’intensité de la lumière est aux alentours de 7000° kelvin les couleurs apparaissent davantage bleu. Une lumière blanche est aux alentours de 5000° degrés kelvin.

Je vous encourage à tester différentes températures de vos photos sur Lightroom, disponible avec le réglage de la BB (la balance des blancs). Un bon moyen de faire travailler son œil !

On ne va pas davantage rentrer dans les détails trop techniques. Si cela vous intéresse je vous invite à faire une petite recherche là-dessus et à partager dans les commentaires… 😉

 

Pour finir

Il est important de comprendre comment les couleurs travaillent entre elles. Chaque couleur a un impacte bien particulier sur une autre couleur. L’œil est très sensible à la lumière, et les couleurs peuvent paraître tout autre selon leur disposition. Voilà pourquoi il peut être important de vérifier la valeur de chaque couleur avec des outils tel que le nuancier.

Les couleurs portent des numéros, des valeurs. La valeur varie en fonction de la couleur, de la saturation de la couleur, mais aussi en fonction de la luminosité de la couleur. Plus une couleur se rapproche du nombre 255, plus la couleur est saturée. Si à l’inverse, la couleur se rapproche du chiffre 0, noir = 0, plus la couleur est foncée. On n’oublie pas, sur nos outils tels que l’histogramme, le noir représente la valeur 0, tandis que le blanc représente la valeur 256.

Les professionnels de l’image utilisent des sondes pour retrouver les bonnes valeurs des couleurs, et utilisent les outils qui sont mis à leur disposition pour mieux comprendre leurs images. Attention, l’œil est parfois trompeur ! 😉

J’espère que cet article vous a plu… dans ce cas,

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3 Réponses à “Interpréter la couleur et ses valeurs

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